Communiqué de presse

16.01.2018 -La nouvelle initiative populaire de l’UDC : un danger pour la Suisse

Berne, le 16 janvier 2018 – L’UDC a lancé aujourd’hui son initiative pour la résiliation de la libre circulation des personnes et entamé la récolte de signatures. Avec cette initiative, elle prend enfin position : elle veut mettre fin à la fois à la libre circulation des personnes et aux traités bilatéraux liant la Suisse à l’Union européenne. Le Nomes fera campagne contre cette initiative. Dans le même temps, il appelle à une discussion ouverte et factuelle sur les relations entre la Suisse et l’Union européenne.

Avec son initiative contre la libre circulation des personnes (LCP), l’Union démocratique du centre (UDC) a décidé de mettre fin à la voie bilatérale. Cela représenterait pour notre pays une évolution des plus dommageables et dangereuses, raison pour laquelle le Nouveau mouvement européen Suisse (Nomes) s’engagera contre cette initiative. En revanche, le Nomes se félicite que cette initiative permette d’enfin clarifier la politique européenne. Si l’initiative est refusée, les relations entre la Suisse et l’Union européenne (UE) devront se développer. Sinon, la voie bilatérale s’achèvera, impliquant une nouvelle orientation de ces dernières. Le Nomes soutient donc dès aujourd’hui une discussion ouverte et factuelle sur les alternatives possibles, et en particulier sur la question d’une adhésion de la Suisse à l’UE.

« Nous nous réjouissons que cette initiative pour la résiliation de la LCP, que l’UDC nous promet depuis des lustres et qui n’est restée longtemps qu’un effet d’annonce, ait enfin été lancée. Le Nomes combattra victorieusement cette initiative : une acceptation aurait des conséquences négatives durables pour notre pays. Toutefois, avec la résiliation de la LCP et, par conséquent, des traités bilatéraux, la discussion sur l’adhésion à l’UE deviendrait également beaucoup plus réaliste, ce que nous saluons », déclare le co-président du Nomes, François Cherix.