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  • 27th May 2019 - 08:51 GMT
Le Nomes dans les médias

23.05.2019 – L’Union européenne fait-elle encore rêver?

Dimanche, les citoyens européens élisent les députés du Parlement. Alors qu’elle semble en crise, l’Union européenne fait-elle encore rêver? Est-elle à même de répondre aux craintes et aux aspirations des citoyens? Comment la Suisse doit-elle revoir ses relations avec elle? Claude Nicati, président de la section neuchâteloise du Nomes, le Nouveau mouvement européen suisse, et Denis de la Reussille, conseiller national POP, membre de la commission de politique extérieure, en débattent.

L’Europe, aujourd’hui, avec les problèmes que nous connaissons, n’est peut-être plus celle qui faisait rêver lors de sa création. Cette Europe nationaliste à la Orban me fait peur.

La meilleure réponse à apporter est de repenser l’Europe de demain, parce que les gens ont le sentiment que tout se décide à Bruxelles. Si on met sur pied une Europe avec une représentativité des populations et moins de centralisation, cette bataille contre les nationalismes peut être gagnée. Nous pourrions extrapoler cette réponse à la Suisse.

Il faut que nous recréions quelque chose. We should have a dream, quelque chose qui fasse rêver. Mais il faut d’abord résoudre les problèmes politiques, dont le Brexit et après on pourra recréer.

En Suisse, nous sommes maintenant dans une phase très intéressante et ça été consacré dans la feuille de route de Nomes. La Suisse doit accepter ou pas l’accord-cadre. Quoiqu’il advienne, tous les accords bilatéraux vont devenir obsolètes et tomber. Les relations bilatérales ont quand même, elles aussi, une durée de vie limitée.

Si, demain, il n’y a pas d’accord la question se posera beaucoup plus rapidement de savoir si nous sortons des bilatérales ou nous intégrons l’Europe. S’il y a un oui à l’accord-cadre, nous allons peut-être retomber sur l’Espace économique européen, l’EEE, que nous avions refusé le 6 décembre 1992.

Qu’on le veuille ou non, la question se reposera. Ne fût-ce que sous la pression économique. C’est peut-être ce genre de facteur qui va obliger la Suisse à se repenser sans abandonner ses valeurs, dont notre démocratie.

Lire l’article en entier sur le site de l’Arcinfo

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