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  • 18th December 2017 - 09:35 GMT
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23.11.2017 – « On ne peut pas faire de pause » en matière de bilatérales avec l’UE

La Suisse ne peut pas se permettre de « faire une pause » dans les négociations des bilatérales avec l’UE, estime le conseiller national Laurent Wehrli (PLR/VD), en marge de la visite du président de la Commission européenne.

« Une pause » dans les négociations avec l’Union européenne « servirait les intérêts suisses », estimait début novembre l’ancienne conseillère fédérale en charge des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey dans Le Temps.

Le conseiller national libéral-radical vaudois Laurent Wehrli, un des seuls élus de droite à faire partie du Nouveau mouvement européen (NOMES), n’est pas de cet avis.

« La vie continue, les besoins de notre économie continuent, dans l’aspect des relations (…) Cela ne veut pas dire qu’il faut être ‘euroturbo’. Mais on ne peut pas se permettre de ne plus avoir de relation avec nos voisins », souligne-t-il jeudi dans La Matinale de La Première, alors que le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker doit être reçu par le Conseil fédéral.

Interrogé sur la politique européenne du Conseil fédéral, notamment le milliard de cohésion et les craintes d’une « cotisation » à l’UE suscitée chez ses opposants, Laurent Wehrli répond que cette contribution de solidarité « est donnée à des projets conjoints entre la Suisse et les pays de l’Est. Ce n’est pas de l’argent jeté par les fenêtres ».

« Garder les atouts en main »

Laurent Wehrli voit le milliard de cohésion comme « une étape », discutée notamment en vue de la visite de Jean-Claude Juncker. « On joue tous au jass… Il faut garder les atouts dans la main », estime-t-il. « Mais si l’on fait une pause, on est sûr de perdre », ajoute le syndic de Montreux.

« Il est naturel de chercher des solutions avec nos voisins qui aujourd’hui sont dans l’UE », insiste Laurent Wehrli, qui souligne les 70% d’importations et 50% d’exportations que ceux-ci représentent pour la Suisse. « C’est ça, faire de la politique, ce n’est pas être un traître à la Suisse. Etre traître serait de ne rien faire! » souligne-t-il.

L’image de l’Union est-elle plus dure à vendre actuellement en Suisse? « Oui, évidemment (…) Mais on ne parle pas ici d’adhésion à l’UE, mais de faire que les accords bilatéraux I et II fonctionnent », insiste-t-il.

Propos recueillis par Romain Clivaz

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