Dossiers > Edito 22 mars 2018

Détails de l'article:

  • 26th March 2018 - 11:11 GMT
Blog

Edito 22 mars 2018

Chères lectrices, chers lecteurs,

Il y a un peu moins de deux semaines, une petite délégation du Nomes s’est rendue à Milan pour participer à un week-end de formation sur le fédéralisme organisé par l’Union des fédéralistes européens (UEF). En effet, en plus de s’engager activement pour l’adhésion de la Suisse à l’Union européenne (UE), le Nomes est aussi bien membre de l’UEF que du Mouvement européen international (MEI). Si tous deux s’engagent pour une Europe forte et unie, l’UEF promeut plus spécifiquement une Europe fédérale.

Ce fut donc une occasion de prendre le temps de réfléchir avec recul et sans préjugés à ce fédéralisme, nous qui, membres suisses de l’UEF, l’expérimentons tous les jours. La Confédération est souvent donnée comme un exemple à suivre, l’illustration d’un système fédéral mis en œuvre avec succès, d’où le risque indéniable, pour nous citoyen-ne-s suisses, de nous reposer sur nos lauriers. Or nous devons impérativement éviter de nous inscrire dans une telle logique : notre démocratie semi-directe, notre fédéralisme, la paix dans laquelle nous vivons ne sont en rien garantis. Aux Etats-Unis, près de deux cents ans ont été nécessaires pour parvenir au fédéralisme que le pays de l’Oncle Sam pratique aujourd’hui. En Suisse, le système fédéral ne s’est développé qu’au fil des ans à partir de l’adoption de la Constitution de 1848. Pourquoi en irait-il autrement pour la construction européenne, engagée sur ce chemin fédéraliste depuis quelques dizaines d’années seulement?

Un tel week-end, où se rencontrent des gens venus des quatre coins de l’Europe et dont les parcours et les expériences diffèrent, nous permet donc de réaliser deux choses : d’abord, la chance que nous avons de vivre dans un pays où fonctionne un système politique démocratique, efficace et juste et où le besoin de continuer à l’améliorer s’exprime, ensuite, l’opportunité, voire le devoir, que nous avons de partager notre expérience en la matière au niveau européen (ou même international, diront les promoteurs d’un fédéralisme mondial!). Le fédéralisme a contribué, en Suisse, à la paix et à la stabilité. Alors, comment ne pas souhaiter un système similaire pour le continent européen?

Pour le Nomes, la réponse est claire et c’est oui! Ce qui explique que nous n’attendons pas d’être un membre de l’UE pour participer aux discussions sur son futur et plus largement sur celui de l’Europe lors de réunions qui se déroulent aujourd’hui à nos portes, à Lyon, Stuttgart, Milan ou Innsbruck. Prenons part à ce débat et amenons-le dans nos contrées. Partageons nos expériences et contribuons ainsi à bâtir une Europe fédérale, démocratique, proche de ses citoyen-ne-s et aux résultats tangibles. Le présent et l’avenir de l’UE nous concernent – ils sont nôtres!

Sans commentaires

Votre email ne sera pas publié
Annuler la réponse