Dossiers > Quo vadis Suisse?

Détails de l'article:

  • 15th March 2017 - 10:10 GMT
Blog

Quo vadis Suisse?

Le 9 février 2014 a hélas marqué un tournant dans les relations entre la Suisse et l’Europe: les Chambres fédérales ont tenté, en décembre dernier, de concrétiser une initiative, approuvée par le peuple et les cantons, qui, de par son manque de clarté, n’a pas permis de proposer une mise en œuvre conforme à l’esprit et à la teneur de l’article 121a de la Constitution fédérale.

Le Conseil fédéral a mis en consultation auprès des partis et des cantons deux variantes à éventuellement opposer à l’initiative “RASA” (qui propose de revoter sur ce qui a été décidé le 9 février 2014): les deux solutions proposées ne satisfont pas les options de nôtre mouvement qui a proposé, en septembre 2015, l’ajout d’un alinéa à l’article 121a CF visant à sauvegarder les traités entre la Suisse et l’Europe.

Si le conflit entre l’article constitutionnel et le texte adopté par les Chambres fédérales en décembre dernier n’est pas résolu, tout ça ne fait aucun sens: nous demandons aux conseillers nationaux, aux conseillers des États et au Conseil fédéral une vraie démonstration de courage et de cohérence politique et, encore mieux, d’être un peu «moins suisses» et un peu plus conscients de la réalité substantielle qui lie la Suisse à l’Europe. Les solutions hybrides, confuses et hypocrites proposées aussi bien par les institutions que par les partis politiques sans oublier par des comités référendaires fantaisistes et irresponsables, ont comme seul effet de désorienter encore plus le citoyen qui se retrouve à la merci des représentants de l’UDC en particulier. Représentants qui par ailleurs encaissent des millions et des milliards à partir des échanges financiers et commerciaux avec l’Europe; ce qui leur permet également de financer les campagnes contre les étrangers.

Comme très bien déclaré par les présidents de Nomes François Chérix et Martin Naef, nôtre mouvement s’est toujours opposé à l’introduction de maxima et de contingents. Il est donc indispensable, une fois pour toutes, que les citoyens et les cantons se prononcent clairement sur la sauvegarde des traités bilatéraux, en particulier sur celui relatif à la libre circulation des personnes. Il faut donc proposer la clause générale de réserve pour les obligations du droit international et pour la prosécution de l’intégration européenne da la Suisse.

Ceci a été, est et sera toujours l’objectif principal de notre association qui, dans des moments délicats comme celui que nous vivons actuellement, doit être protagoniste active, surtout au travers de ses jeunes représentants, afin que la population comprenne quels sont les vrais intérêts de la Suisse et de tous ses citoyens résidents. Le préambule de la Constitution fédérale, avec ses principes d’ouverture, de solidarité, de justice et de liberté, doit être la lumière à suivre pour donner à nôtre Etat son vrai rôle dans nôtre continent. Le Nomes y croit!

Sans commentaires

Votre email ne sera pas publié
Annuler la réponse