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  • 29th January 2020 - 14:03 GMT
Le Nomes dans les médias

28.01.2020 – Sous la chemise edelweiss, les étoiles européennes

A l’heure du Brexit, le mouvement proeuropéen n’a pas dit son dernier mot en Suisse. Dans l’optique de la votation sur la libre-circulation, il ironise avec la chemise fétiche de l’UDC. Dessous, nous sommes tous européens…

On peut dire que le visuel de campagne du Nomes – Nouveau mouvement européen Suisse – ne laissera pas indifférents les porteurs de chemise edelweiss. Le tissu bleu ciel des armaillis cache le bleu roi de l'UE.

On peut dire que le visuel de campagne du Nomes – Nouveau mouvement européen Suisse – ne laissera pas indifférents les porteurs de chemise edelweiss. Le tissu bleu ciel des armaillis cache le bleu roi de l’UE.

Le Nomes (Nouveau mouvement européen Suisse) a connu des hauts et des bas en fonction de l’évolution de l’opinion publique helvétique vis-à-vis de l’Union européenne. Aujourd’hui, le mouvement et son coprésident François Cherix se rappellent au bon souvenir de leurs adversaires à l’occasion de la campagne sur l’initiative de l’UDC qui sera votée le 17 mai.

Une nouvelle tentative

Ce rendez-vous avec le peuple se présente comme une nouvelle votation sur l’UE, rappelant celle de février 2014 sur l’immigration de masse ou celle de novembre 2018 sur les juges étrangers. S’intitulant «Pour une immigration modérée», elle vise à supprimer la libre-circulation des personnes et pèse sur l’ensemble des relations bilatérales entre la Suisse et l’UE.

Pour un résultat clair

Cette fois, le Nomes sera en pointe dans la campagne. «Nous voulons créer un vrai mouvement contre cette initiative pour qu’elle soit balayée, précise François Cherix. Nous en avons assez que cette question soit posée, il ne faut pas seulement gagner mais obtenir un résultat clair pour aller de l’avant. La Suisse n’est pas sur le chemin du Royaume-Uni.»

Brexit: mauvais exemple

Si le pays de Sa Majesté la reine Elisabeth II va quitter formellement les institutions européennes ce vendredi 31 janvier, pour François Cherix, c’est l’exemple à ne pas suivre en Suisse: «On voit déjà les lourdes conséquences pour ce pays, qui est pourtant une moyenne puissance sur la scène internationale. Pour la Suisse, qui est un tout petit pays au centre de l’Union européenne, on la voit mal suivre la même stratégie. Le 17 mai, c’est une question de oui ou de non à nos relations bilatérales avec l’UE.»

Devant l’Albisgütli

Le Nomes a lancé l’automne dernier sa campagne «NOUS, EUROPÉEN.NES». Il y a dix jours, certains de ses sympathisants se sont rendus à l’Albisgütli à Zurich lors de la réunion annuelle de l’UDC zurichoise de Christoph Blocher, pour y projeter leur visuel montrant une poitrine opulente aux étoiles européennes cachée sous une chemise d’armailli.

Le 7 janvier, les sympathisants du Nomes sont allés projeter leur affiche à proximité de l’Albisgütli, à l’occasion de la réunion annuelle de l’UDC zurichoise.

«Faire de la place dans l’esprit des gens»

A quatre mois du vote, le Nomes veut faire passer le message: «Lors de la réunion de l’Albisgütli du 17 janvier, l’Europe a été une fois de plus dans la ligne de mire des populistes de droite. Il est temps de faire de la place dans l’esprit des gens pour un nouveau récit européen. Il est temps de défendre ce en quoi nous croyons!» Pour ce faire, le Nomes va donc se donner les moyens et adopter une «communication assez agressive», selon le vœu de François Cherix: «Cela suffit de harceler le peuple suisse avec des initiatives europhobes qui échouent les unes après les autres.»

Eric Felley

Le Matin, 28.01.2020

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