Communiqué de presse

01.03.2019 – Le Conseil fédéral doit signer l’accord institutionnel

Berne, le 1er mars 2019 – Le Nomes invite le Conseil fédéral à signer l’accord institutionnel tel que négocié. Le résultat obtenu est dans l’intérêt de la Suisse. Si nous voulons éviter que cette dernière ne glisse dangereusement vers l’isolement, une discussion ouverte et honnête sur l’avenir des relations entre la Suisse et l’Union européenne est indispensable.

Le Nomes soutient l’accord institutionnel tel que négocié, l’estimant être dans l’intérêt de la Suisse. En effet, il permet, entre autres, une plus grande participation à l’élaboration des décisions au niveau européen et garantit l’accès au marché unique. Le Nomes reconnaît la validité de certaines préoccupations exprimées, notamment en matière de mesures d’accompagnement, et plaide pour l’élaboration de solutions internes.

Ainsi, le Nomes appelle le Conseil fédéral à pleinement assumer ses responsabilités et signer l’accord institutionnel. Il est temps que le gouvernement ouvre la voie à une discussion ouverte au Parlement et au sein de la population. Sa responsabilité est de construire un consensus interne et mobiliser l’opinion pour créer les conditions du succès, tant avec l’Union européenne (UE) qu’au niveau national. Nous avons besoin d’un débat ouvert et honnête sur la forme que doivent prendre les relations entre la Suisse et l’UE. Le Nomes continuera à soutenir les moyens adéquats permettant la poursuite du développement de l’intégration européenne de la Suisse. L’accord institutionnel n’est qu’une étape et l’option d’une adhésion de la Suisse à l’UE doit donc être débattue sans tabou.

«La Suisse doit impérativement reprendre le chemin de l’intégration européenne. Le statu quo n’est pas possible. Dans ce sens, l’accord institutionnel constitue une étape importante de l’intégration. Le statut de membre de l’UE reste toutefois le meilleur moyen pour la Suisse de défendre valablement ses intérêts», déclare François Cherix, coprésident du Nomes.