Communiqué de presse

01.07.2019 – Stop aux clichés europhobes, rappelons les faits!

Berne, le 1er juillet 2019 – Samedi dernier, l’Union démocratique du centre (UDC) a tenu son Assemblée des délégué∙es à Orbe. Dans ce cadre, ses responsables ont tenu des propos inacceptables sur nos voisins européens. Effectuer des parallélismes entre le régime nazi et l’UE à des fins de propagande constitue une stratégie ignoble.

Samedi 29 juin 2019, le président de l’UDC, Albert Rösti, a appelé les Suissesses et les Suisses à rejeter l’accord institutionnel conclu avec l’Union européenne (UE) en faisant preuve du même esprit de résistance que le Général Guisan durant la Seconde guerre mondiale. Plus explicite, selon le journal Le Temps, le conseiller national Adrian Amstutz n’a pas hésité à dire que le pouvoir bruxellois lui faisait penser à l’Allemagne nazie.

Cette falsification de l’Histoire en terre vaudoise est choquante. D’abord, parce que la Communauté a été construite sur les ruines et les cadavres de la Seconde guerre mondiale, précisément pour qu’une telle tragédie ne se reproduise pas. Ensuite, parce que la Suisse profite largement de la paix et de la prospérité que la construction européenne a permis d’établir et de pérenniser sur notre continent. Enfin, parce que ces comparaisons insultent non seulement l’Union, son Parlement, ses membres et ses peuples, mais aussi les millions de soldats qui ont donné leur vie pour sauver les libertés dont la Suisse jouit, sans avoir dû se battre contre les nazis.

Une fois de plus, il convient de rappeler tant aux nationalistes qu’aux syndicats que la Suisse peut parfaitement déchirer l’accord institutionnel s’il ne lui plaît pas. De même, elle peut renoncer à la libre circulation des personnes et aux accords bilatéraux si elle le désire. Par contre, il apparaît douteux qu’elle puisse continuer de profiter du Grand marché européen en n’acceptant que les règles qui lui conviennent. «Depuis des années, face à des clichés europhobes qui se sont installés et ont pris valeur d’évidences, les rappels des faits et de leurs conséquences sont plus nécessaires que jamais», rappelle Françoix Cherix, coprésident du Nomes.