Communiqué de presse

07.06.2019 – Fini la tergiversation: signons et discutons du futur européen de la Suisse maintenant!

Berne, le 7 juin 2019 – Le Nouveau mouvement européen Suisse (Nomes) salue la prise de position du Conseil fédéral en faveur d’un accord institutionnel et constate avec satisfaction le soutien du gouvernement pour la préservation de la libre circulation des personnes avec l’Union européenne. Toutefois, le Nomes rappelle que le temps n’est plus à la tergiversation: l’accord institutionnel doit être signé et le débat sur le futur européen de la Suisse rouvert.

Le Nomes salue la prise de position du Conseil fédéral en faveur d’un accord institutionnel avec l’Union européenne et soutient la clarification des questions en suspens. Renégocier est illusoire et espérer obtenir de plus grandes concessions de la part de l’UE dans quelques années tout autant.

Le Nomes constate également avec satisfaction l’importance accordée par le Conseil fédéral à la préservation de la libre circulation des personnes avec l’UE. Cet acquis est directement attaqué par l’initiative dite «de limitation» qui vise à y mettre un terme. Une telle rupture serait désastreuse pour la Suisse, tant aux plans économiques que sociétaux, car elle mettrait tout bonnement fin aux accords bilatéraux. Le Nomes engagera toutes ses forces pour garantir un échec de ce texte dans les urnes.

Dès lors, convaincu de la nécessité de poursuivre sur la voie de l’intégration européenne, le Nomes:

  1. réitère son appel au Conseil fédéral à prendre ses responsabilités et à signer l’accord institutionnel, après obtention des clarifications souhaitées, d’ici la fin du mandat du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Le temps n’est plus à la tergiversation.
  2. s’engage pour ne pas laisser les partisans de l’isolement et du nationalisme dicter, une fois encore, le calendrier de la politique européenne de notre pays. Espérer régler la question des relations entre la Suisse et l’UE une bonne fois pour toute après la votation sur l’initiative dite «de limitation» est naïf et irresponsable.
  3. demande à rouvrir le débat sur l’adhésion à l’UE de manière constructive et sans tabou en requalifiant cette dernière de simple option à alternative crédible dans le cadre de la stratégie de politique extérieure suisse.

«Nous devons oser regarder la réalité en face: l’UE ne disparaîtra pas; au contraire, son rôle politique devrait plutôt s’accroitre. Nous, Suissesses et Suisses, sommes Européen∙nes et pourtant l’avenir de notre continent se décide sans nous. Saisissons la chance que représente ce présent moment pour enfin ouvrir un vrai débat sur le futur européen de notre pays. Ne pas le vouloir équivaudrait à nier la réalité», déclare le coprésident du Nomes François Cherix.