Communiqué de presse

30.09.2021 – 2e milliard de cohésion: il était temps !

Berne, le 30 septembre 2021 – Après le Conseil des États, le Conseil national a également décidé d’approuver définitivement le versement du 2e milliard de cohésion. Ne nous leurrons pas: le paiement de cette contribution, discuté depuis 2012, devrait au mieux être considéré comme un petit pas en direction d’une amélioration des relations entre la Suisse et l’Union européenne. En effet, si nous voulons garantir notre avenir européen, il nous faut bien plus. Nous devons mener un débat factuel – sans tabous – sur de réelles alternatives.
 
Quatre mois après la rupture unilatérale des négociations sur l’accord clé, un signal positif a finalement été envoyé à nos voisins européens. Néanmoins, la concrétisation de ce geste de solidarité a été difficile. Cela devrait nous préoccuper. En effet, quiconque veut bénéficier d’un accès au marché commun de l’Union européenne doit être prêt à contribuer à la cohésion de cette dernière. Par ailleurs, rappelons que ce deuxième milliard de cohésion consiste en 1,3 milliard de francs réparti sur dix ans. Le plan de relance européen adopté en 2020 s’élève quant à lui à environ 800 milliards d’euros.

Le Mouvement européen Suisse considère le versement du 2e milliard de cohésion, discuté depuis 2012, comme un petit pas vers une amélioration des relations entre la Suisse et l’Union européenne. Comme le rappelle Eric Nussbaumer, président du Mouvement européen: «Il s’agit là tout au plus d’un geste de bonne volonté. Le Conseil fédéral reste tenu de présenter rapidement une stratégie de politique européenne crédible.»

Pour le Mouvement européen, il est clair: nous sommes européen·nes. C’est pourquoi nous avions appelé le 8 mai dernier déjà, dans le cadre de notre «résolution à l’occasion de la Journée de l’Europe», à tout mettre en œuvre pour rapidement libérer le 2e milliard de cohésion et garantir une participation pleine et entière aux grands programmes européens de coopération dans les domaines de la recherche (Horizon Europe), de la formation (Erasmus+), de la culture (Europe créative) ou encore de la transition numérique (Digital Europe). Les développements de ces derniers mois le montrent : une politique européenne dynamique et tournée vers l’avenir est nécessaire pour garantir notre souveraineté et notre prospérité. Le moment est venu de clarifier le rôle et la place que la Suisse veut prendre en Europe.