Communiqué de presse

30.06.2020 – L’initiative de résiliation ou comment ajouter une crise à la crise

Berne, le 30 juin 2020 – L’UDC et l’ASIN souhaitent nous entraîner le 27 septembre vers un Swissxit. Ce serait une folie: couper les ponts avec l’Union européenne, notre principal partenaire, et provoquer la fin de la voie bilatérale ajouterait une crise à la crise.

Selon un récent sondage, 57% des Britanniques souhaitaient rejoindre l’Union européenne en 2019. En trois ans, le pourcentage de partisan⸱es d’un Brexit a fondu de 52 à 35%. Pourtant, malgré l’évident échec de l’expérimentation britannique, l’UDC et l’ASIN veulent entraîner la Suisse sur une voie similaire: celle d’un Swissxit. Ne nous laissons pas berner: leur initiative de résiliation du 27 septembre prochain provoquerait une rupture brutale avec l’Union européenne. Les conséquences seraient dévastatrices.

Alors que la crise sanitaire s’est transformée en crise économique et qu’une deuxième vague d’infections au Covid-19 ne peut être exclue, ne jouons pas avec le feu: ajouter de l’incertitude à l’incertitude serait de la pure folie. La crise actuelle a démontré que le nationalisme ne fait qu’aggraver les problèmes. «Il est évident: les défis de notre temps exigent plus de coopération, plus de solidarité et donc plus d’Europe. Plus que jamais, notre destin et notre succès sont européens!», rappelle François Cherix, coprésident du Nomes.

Avec sa campagne NOUS, EUROPÉEN∙NES, le Nouveau mouvement européen Suisse (Nomes) s’engage résolument pour une Suisse ouverte et européenne et contre l’initiative de résiliation du 27 septembre 2020.