Communiqué de presse

14.12.2017 – Le Nomes revendique une stratégie claire du Conseil fédéral en matière de politique européenne

Berne, le 14 décembre 2017 – La politique européenne de la Suisse est dans une file d’attente apparemment interminable, bien que l’on ne sache pas clairement qui attend quoi et pourquoi. C’est la raison pour laquelle le conseiller national Martin Naef, co-président du Nouveau mouvement européen Suisse (Nomes), a déposé aujourd’hui un postulat exigeant des réponses du Conseil fédéral quant à sa stratégie en matière politique européenne.

Il n’est pas possible d’identifier, en Suisse, une stratégie en matière de politique européenne qui pourrait indiquer une perspective allant au-delà des confrontations nationales. Cette stagnation n’est pas sans conséquences : les relations avec l’Europe sont instables. Les accords bilatéraux perdront de leur valeur d’ici quelques années s’ils ne sont pas développés. Cela signifie que la coopération et l’accès au marché ne seront plus garantis à l’avenir. Il appartient au Conseil fédéral de présenter au Parlement et au public ses idées sur la manière dont il entend défendre les intérêts de la Suisse vis-à-vis de l’Union européenne et, en cette période d’incertitude, conçoit la contribution de la Suisse au développement de l’Europe.

« L’entier du Conseil fédéral doit enfin prendre ses responsabilités en matière de politique européenne. Il est temps pour lui de montrer comment la Suisse entend participer à la coopération en Europe. », estime Matin Naef, co-président du Nomes.

Le postulat de Martin Naef requiert de la part du Conseil fédéral les éléments suivants :

  • Le Conseil fédéral est invité à présenter ses stratégies et mesures permettant d’offrir aux entrepreneurs suisses un accès permanent, facilité et direct au marché européen.
  • Il est prié d’exposer la façon dont il veut assurer la participation de la Suisse à la coopération européenne, en particulier dans les domaines de la formation, de la recherche et de la sécurité.
  • Le Conseil fédéral est également enjoint de définir ses objectifs, et les mesures à prendre qui en découlent, en ce qui concerne la contribution que la Suisse peut et veut apporter au développement de l’intégration européenne.

Vous trouverez le postulat dans son entier (en allemand et traduit en français) sur notre site Web.