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  • 17th May 2016 - 07:59 GMT
Histoire de l'intégration européenne

Le Plan Schuman, une pièce diplomatique en trois actes ou une invitation à une « digestion » facilitée de faits complexes.

Protagonistes :

Dean Acheson                  

Ministre américain des Affaires étrangères de 1949 à 1953

Ernest Bevin                      

Ministre britannique des Affaires étrangères de 1945 à 1951

Robert Schuman             

Ministre français des Affaires étrangères de 1948 à 1952

Bernard Clappier             

Directeur de cabinet de Robert Schuman de 1947 à 1950

Jean Monnet                    

Commissaire français au Plan de 1947 à 1950

Konrad Adenauer           

Chancelier fédéral allemand de 1949 à 1963

César                                  

Le chien de Konrad Adenauer de 1950 à 1965

 

Acte I, Scène 1

15 septembre 1949. Les ministres des Affaires étrangères américain, britannique et français se promènent autour du Lincoln Memorial à Washington et s’entretiennent des difficultés actuelles de la politique étrangère occidentale.

Dean Acheson : Ce qui se passe actuellement, en Corée, nous préoccupe beaucoup.Ernest Bevin : Nous partageons votre inquiétude ; Kim Il-Sung nous est aussi devenu insupportable.

Robert Schuman : Les relations entre Kim Il-Sung et Joseph Staline semblent se renforcer, ce qui n’est pas du tout dans notre intérêt.

Acheson : C’est bien de vous entendre. Espérons que tout ceci trouvera une fin heureuse. Et que pensez-vous, chers collègues, du cas de l’Allemagne ?

Schuman : Se tait.

Bevin : Se racle la gorge.

Acheson : Je suggère que nous demandions à notre collègue français, Monsieur Schuman, s’il est envisageable de revoir plusieurs points clés pour pouvoir envisager une politique commune vis-à-vis de l’Allemagne. Après tout, il est un fin connaisseur de la question allemande.

Schuman : Cher Monsieur Acheson, je me permettrai d’examiner attentivement votre demande avant de vous donner une réponse. Soyez assuré que je ferai de mon mieux pour satisfaire votre requête.Acheson : Bien sûr. Je comprends votre réponse comme un signe de coopération. Quand pensez-vous pouvoir m’en dire davantage ? Schuman : Donnez-moi six mois, Monsieur Acheson. Acheson : Six mois, pas plus, pas moins alors. D’accord.

Schuman : D’accord.

Bevin (à Acheson, en chuchotant) : Vous avez raison, Monsieur Acheson, la question allemande ne peut être résolue qu’avec l’aide de la France.

 

Acte I, scène 2

Quelques jours plus tard, le ministre des Affaires étrangères français Robert Schuman est de retour à Paris. Il s’entretient avec Bernard Clappier, son secrétaire particulier.

Schuman : Monsieur le Directeur de cabinet Clappier, si vous répondez maintenant et sans détour à la question que je vais vous poser, je tiendrai alors en haute estime vos compétences diplomatiques.

Bernard Clappier : Je vous en prie, Monsieur le Ministre.

Schuman : Qu’en est-il de l’Allemagne ? Comment puis-je donner satisfaction à Messieurs Acheson et Bevin[1] ?

Clappier : Répondre à une telle question n’est pas chose aisée. Il est déjà presque impossible de trouver un dénominateur commun à l’Allemagne. Dans tous les cas, il convient de ne pas oublier la situation actuelle qui est encore très compliquée dans la zone Est. Staline voudra sans aucun doute avoir son mot à dire …

Schuman : Nous aurons désormais surtout à négocier la question de la Sarre. Monsieur le chancelier Konrad Adenauer[2],  tout juste élu, voudra sans aucun doute évoquer la question, je le sens venir.

Clappier : Je pense que cela prendra encore du temps, Monsieur le Ministre [3]. La question de la Sarre ne sera pas résolue de sitôt, voilà mon sentiment. Mais …

Schuman : Monsieur Clappier, que vous arrive-t-il soudainement ? Vous sentez-vous mal ? Vous êtes tout pâle.

Clappier : Excusez-moi, Monsieur le Ministre, il m’est venu soudainement une idée. Croyez-moi quand je vous dis que je ne puis vous parler à l’instant, mais que je me manifesterai sous peu. Je dois d’abord me remettre de mes émotions, voyez-vous ?

Schuman : Cela ressemble à un plan assez fou, tant vous êtes agité.

Clappier : Veuillez m’excuser, Monsieur le Ministre. Je dois prendre congé. Je vous souhaite une bonne soirée.

 

Acte I, Scène 3

Paris, hiver 1949/1950. Jean Monnet, Commissaire au Plan du gouvernement français, et Bernard Clappier prennent ensemble le petit déjeuner dans un restaurant chic de la capitale. Jean

Monnet : Vous prendrez sûrement un cognac ? [4]

Clappier : Non, merci, sans façon, Monsieur le Commissaire. Vous me retrouveriez soudainement sous la table.

Monnet : Comme vous voudrez. Donc, vous avez lu mes plans?

Clappier : Je les ai trouvés fort intéressants, Monsieur le Commissaire.

Monnet : Et maintenant, vous avez convoqué ici … Il doit sûrement y avoir une raison à cet honneur?

Clappier : Voyez-vous, la question est la suivante : Monsieur Schuman …

Monnet: … un homme intéressant !

Clappier : Sans aucun doute, vous avez tout à fait raison, Monsieur le Commissaire. Eh bien, Monsieur Schuman se trouve dans une position difficile, Messieurs les Ministres des Affaires étrangères Bevin et Acheson …

Monnet: … il suffit maintenant avec ces pompeuses appellations, Monsieur Clappier, Directeur de cabinet de M. Robert Schuman, Ministre français des Affaires étrangères ! Il a un sourire moqueur.

Clappier : Eh bien voilà : ces messieurs anglais et américain ont invité Monsieur Schuman à revoir certains points importants de la coopération franco-allemande, une demande qui incommode notre ministre (en aparté : et moi également), comme vous pouvez le comprendre. Eh bien, pour faire bref : vos plans me fascinent et je voudrais les présenter à Monsieur le Ministre. Peut-être pourrions-nous lui faciliter la digestion, si vous voyez où je veux en venir.

Monnet : Ah ! J’en suis très heureux. Faites donc, Monsieur Clappier. Et trinquons ! Garçon, un cognac pour Monsieur le Directeur de Cabinet ! (En aparté : cela aide à la digestion, paraît-il !)

Clappier : Je vous aurais prévenu, Monsieur Monnet !

Monnet : Mes plans chez Schuman ! Une bonne raison de faire la fête ! Santé ! A une nouvelle Europe!

Clappier : Santé ! A une nouvelle Europe !

 

Acte 2, Scène 1

Bonn, le 15 Janvier 1950. Robert Schuman rend visite au chancelier allemand Konrad Adenauer. Il fait tellement froid à Berlin que les transports publics en sont paralysés. A Bonn, les deux hommes marchent difficilement dans la neige en direction de la statue de Beethoven sur la Place de la Cathédrale.

Schuman : Cela faisait longtemps que je n’avais pas connu un tel froid, Monsieur le Chancelier.

Adenauer : Eh bien, Monsieur le Ministre, on s’habitue à tout. Et dans le froid au moins, on ne transpire pas. Un Colonais comme moi prend le froid avec humour. Estimez-vous heureux de ne pas être à Berlin. Là-bas, plus rien ne tourne.

Schuman : En fait, Monsieur le Chancelier, j’en ai entendu parler. Cependant, il n’y a pas que le climat qui soit froid, si vous voyez où je veux en venir.

Adenauer : Il vous faut être plus précis, Monsieur le Ministre.Schuman : Eh bien, je ne veux pas parler de géographie, mais évidemment de l’accueil assez frisquet que vous m’avez réservé ici à Bonn. Les Allemands ne semblent pas particulièrement chaleureux.

Adenauer : Vous ne devriez pas vous laisser émouvoir par la froideur de l’opinion publique. Personnellement, je suis convaincu au plus haut point par votre travail politique et je suis sûr que nous allons surmonter ensemble les difficultés dans la Sarre, Monsieur le Ministre.

Schuman : Je le souhaite également, Monsieur le Chancelier. Je suppose que vous êtes conscient de la responsabilité franco-allemande pour l’Europe. Nous avons encore un long chemin à parcourir.

Adenauer: Soyez-en certain. Retournons maintenant dans la chaleur de la salle.

Schuman : A la bonne heure, Monsieur Adenauer, très bonne idée.

 

Acte II, Scène II

Le temps passe, l’atmosphère se réchauffe tandis que le sujet de la Sarre reste brûlant. A Paris, Gare de l’Est, le 29 avril 1950 : le Ministre des Affaires étrangères Schuman et son directeur de cabinet Clappier discutent sur le quai entre deux annonces au haut-parleur.

Schuman : Vous êtes un fripon, Monsieur le Directeur de cabinet.

Clappier : Que voulez-vous dire par là, Monsieur le Ministre ?

Schuman : Vous auriez dû me montrer beaucoup plus tôt les plans de Jean Monnet, notre Commissaire général au Plan. Le délai ne peut plus être rattrapé.

Clappier : Je voulais d’abord être certain qu’il y avait quelque chose à en tirer, Monsieur le Ministre.

Schuman : Je le comprends bien sûr. Il y a effectivement un certain ralenti dans nos bureaux.

Clappier : Que pensez-vous de ces plans, Monsieur le Ministre ?

Schuman : J’y vois deux aspects : l’un politique et l’autre technique. Permettez-moi de faire mon affaire du premier. Quant au second ? N’êtes-vous pas convaincu que la mise en commun des industries du charbon et de l’acier pourrait avoir des conséquences sérieuses et constituer un risque pour nos charbonnages et nos aciéries ?[5]

Clappier : Le risque est bien présent, Monsieur le Ministre. Nos usines sont cependant très bien considérées. Après avoir analysé la situation, j’ai la conviction que nous devrions oser. Oui, je pense que nous devrions oser.

Schuman : Je vous prends au mot, Monsieur le directeur de Cabinet. Cela devra être négocié. L’Europe est trop importante pour que l’on puisse l’oublier. Et un retard supplémentaire dans cette affaire ne rendrait service à personne !

Clappier : Peut-être que vous devriez avoir une petite conversation personnelle avec le Commissaire général au Plan du gouvernement français, Jean Monnet, Monsieur le Ministre.

Schuman : Organisez donc une réunion! Bon, je dois y aller. Bonnes vacances !

Clappier : Je vais le faire. Oui, je le ferai. Bonnes vacances à vous aussi, Monsieur le Ministre !

 

Acte II, Scène III

Résidence de l’ambassadeur américain à Paris, David Bruce. Nous sommes le 8 mai 1950 tôt le matin. Les Français fêtent les cinq ans de la capitulation de l’Allemagne et de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Monnet et Schuman rencontrent Acheson, le Ministre des Affaires étrangères américain.

Acheson : Monsieur le Ministre des Affaires étrangères, quel plaisir de vous voir !

Schuman : Monsieur le Ministre des Affaires étrangères, quel plaisir de vous voir ! Permettez-moi de saisir cette occasion pour vous présenter Monsieur Monnet, Commissaire général au Plan du gouvernement français.

Acheson : Enchanté. Qu’est-ce qui vous amène ici?

Monnet : Enchanté, Monsieur le Ministre. Je suis chargé par Monsieur le Ministre des Affaires étrangères de clarifier la question que vous avez posée à l’automne dernier à Washington concernant l’Allemagne. Je suis heureux de vous présenter aujourd’hui une proposition.

Acheson : Monsieur Schuman, vous n’avez donc pas oublié notre conversation à Washington ! C’est très bien. Ceci est très important.[6]

Schuman : Comment pourrais-je oublier votre demande ? Elle me reste même quelque peu sur l’estomac. Et je vous prie de bien vouloir excuser ce retard de plusieurs semaines, Monsieur le Ministre.

Acheson : Quel retard ? J’ai déjà assisté à bien pire dans mon bureau, soyez-en certain. Eh bien, laissez-moi voir.

 

Acte III, Scène I

8 mai 1950. Le chancelier allemand parle à son chien, le rottweiler «César».[7]

Adenauer : Voilà vingt-cinq ans que je m’interroge sur la question de la fusion des industries lourdes allemandes et françaises.[8]

César : Ouaf !

Adenauer : J’ai été témoin de la montée du nazisme, puis de la capitulation de la Wehrmacht.

César : Ouaf !

Adenauer : Je me suis attaqué après la guerre à la reconstruction, avec un objectif clair en tête : promouvoir la réconciliation franco-allemande et portant une paix en Europe centrale.

César : Ouaf !

Adenauer : Et maintenant, imagine-toi donc César ! Cela ne fait pas une heure que l’honorable Monsieur Michlich m’a appris l’annonce sensationnelle de l’honorable Ministre français des Affaires étrangères, à savoir que l’honorable gouvernement français propose une honorable réunification de la production de charbon et d’acier allemande et française![9]

César : Ouaf ! Ouaf !

 

Acte III, Scène II

Le 9 mai 1950. Au Palais de l’Elysée, les Ministres français se réunissent pour une conférence. Le déjeuner est déjà passé depuis longtemps et la session tire à sa fin. Les ministres ont faim, mais le Ministre des Affaires étrangères Schuman a d’autres soucis en tête.[10]

Schuman (pour lui-même) : La session se termine et je n’ai pas dit un mot. Que fait encore ce maudit Clappier ? Il faudrait avoir des télégrammes que l’on puisse envoyer en temps réel. Nous aurions simplement besoin d’un récepteur de messages sur soi… Ah, le voilà !

Clappier : Monsieur le Ministre, vous devez intervenir immédiatement, la session ne peut pas se terminer ! Adenauer, euh, je veux dire l’honorable Monsieur le Ministre…

Schuman (avec force) : Qu’en est-il de lui ?

Clappier : Eh bien, il est, comment dirais-je …? Flûte, voyez vous-même ! (Il tend à Schuman un télégramme)

Schuman (lit):

„Monsieur le Président,

Je vous adresse mes sincères remerciements pour votre aimable lettre (…).

Je salue les idées développées dans cette lettre (…) pour une nouvelle construction sur la base d’une collaboration pacifique en Europe. (…) Je peux déjà vous confirmer la volonté de l’Allemagne de participer à l’étude du plan et à la préparation des futures mesures d’organisation.

Bien à vous, Adenauer “[11]

Schuman (fort): Monsieur le Ministre! J’ai ici un document dont je dois absolument vous parler rapidement ! Et vous Monsieur Clappier, organisez immédiatement une conférence de presse cet après-midi, disons autour de 16h00.

Clappier : Bien, Monsieur le Ministre. Où pensez-vous que la conférence…

Schuman (crie): Dans le Salon de l’Horloge du Quai d’Orsay, bien sûr! Comme toujours ! Et maintenant hop hop!

 

Acte III, Scène III

9 mai 1950 16h00. Quai d’Orsay. Sont présents Schuman, Monnet, Clappier et plus d’une centaine de journalistes du monde entier.

Schuman (lit):

Messieurs,

La paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent.

 

 Applaudissements.

(…)

L’Europe n’a pas été faite, nous avons eu la guerre.

 

L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble (…). Le rassemblement des nations européennes exige que l’opposition séculaire de la France et de l’Allemagne soit éliminée. L’action entreprise doit toucher au premier chef la France et l’Allemagne.

 

Les applaudissements redoublent


(…)

Le gouvernement français propose de placer l’ensemble de la production franco-allemande de charbon et d’acier sous une Haute Autorité commune, dans une organisation ouverte à la participation des autres pays d’Europe.

 

La mise en commun des productions de charbon et d’acier assurera immédiatement l’établissement de bases communes de développement économique, première étape de la Fédération européenne, et changera le destin de ces régions longtemps vouées à la fabrication des armes de guerre dont elles ont été les plus constantes victimes.

 

Encore plus d’applaudissements.

(…)

Ainsi sera réalisée simplement et rapidement la fusion d’intérêts indispensable à l’établissement d’une communauté économique qui introduit le ferment d’une communauté plus large et plus profonde entre des pays longtemps opposés par des divisions sanglantes.

 

Par la mise en commun de productions de base et l’institution d’une Haute Autorité nouvelle, dont les décisions lieront la France, l’Allemagne et les pays qui y adhéreront, cette proposition réalisera les premières assises concrètes d’une Fédération européenne indispensable à la préservation de la paix.

 

Longs applaudissements.
(…)

La circulation du charbon et de l’acier entre les pays adhérents sera immédiatement affranchie de tout droit de douane et ne pourra être affectée par des tarifs de transport différentiels.

 

Courts applaudissements.

(…)

Les principes et les engagements essentiels ci-dessus définis feront l’objet d’un traité signé entre les Etats et soumis à la ratification des parlements. Les négociations indispensables pour préciser les mesures d’application seront poursuivies avec l’assistance d’un arbitre désigné d’un commun accord ; celui-ci aura la charge de veiller à ce que les accords soient conformes aux principes et, en cas d’opposition irréductible, fixera la solution qui sera adoptée.

 

La Haute Autorité commune chargée du fonctionnement de tout le régime sera composée de personnalités indépendantes désignées sur une base paritaire par les gouvernements ; un président sera choisi d’un commun accord par les gouvernements ; ses décisions seront exécutoires en France, en Allemagne et dans les autres pays adhérents. Des dispositions appropriées assureront les voies de recours nécessaires contre les décisions de la Haute Autorité.[12]

 

Applaudissements prolongés et forts. Ovations. Flashes.

(…)

Monnet : Je crois que j’ai besoin d’un petit verre de cognac!

Des cris de joie. Le rideau tombe.

 

 

[1] Ebd. «Et l’Allemagne? Que dois-je faire pour remplir le mandat que l’on m’a confié?»

[2] Adenauer avait été élu au poste de chancelier le 15 septembre 1949 à une majorité d’une voix (la sienne !).

[3] Une première entrevue se tient le 15 janvier 1950. Cf. Adenauer, Konrad, Aufzeichnung des Bundeskanzlers Adenauer, in: Schwarz, Hans-Peter (Hg.), Akten zur Auswärtigen Politik der Bundesrepublik Deutschland, September 1949 bis Dezember 1950, München 1997, Dokument 25, S. 57-62.

[4] Jean Monnet est issu d’une dynastie française de négociants de cognac.

[5] Clappier, Bernard, Interview de Bernard Clappier : extraits sur les origines du plan Schuman et le rôle de Jean Monnet 11. Novembre 1980, http://www.cvce.eu/de/obj/interview_with_bernard_clappier_extracts_on_the_origins_of_the_schuman_plan_and_the_role_of_jean_monnet_11_november_1980-en-278699a3-a23a-4688-8fe2-c4a83186c762.html, Consulté le 02.05.2016. «Je vois qu’il y a dans ce projet deux aspects : un aspect politique et un aspect technique. L’aspect politique j’en fais mon affaire. Mais l’aspect technique ? Qu’en pensez-vous ? Ne croyez-vous pas que cette mise en commun des productions de charbon et d’acier pourrait avoir des conséquences sérieuses et faire courir des risques à nos charbonnages et à notre sidérurgie?».

[6] Clappier, Bernard, Interview de Bernard Clappier : extraits sur les origines du plan Schuman et le rôle de Jean Monnet, 11 novembre 1980,

http://www.cvce.eu/de/obj/interview_with_bernard_clappier_extracts_on_the_origins_of_the_schuman_plan_and_the_role_of_jean_monnet_11_november_1980-en-278699a3-a23a-4688-8fe2-c4a83186c762.html, Consulté le 02.05.2016.

[7] Hund Cäsar scheint wie sein Herrchen nicht viel von der deutschen Sozialdemokratie gehalten zu haben. Vgl.: Der Spiegel, Nachrichtenmagazin, Rubrik Personalien: Cäsar, Rottweiler von Konrad Adenauer, 29 / 1957, http://www.spiegel.de/spiegel/print/d-41758040.html, Gesehen am 09.05.2016.

[8] Siehe bspw. die Äusserungen Konrad Adenauers, damals Oberbürgermeister der Stadt Köln, während einer Besprechung in der Reichskanzlei am 9.1.1924, insbesondere Seiten 3 und 4, http://www.konrad-adenauer.de/downloads/pdf/Dokumente/1924-01-09_Protokoll.pdf, Gesehen am 03.05.2016.

[9] Cf.: Anm. 3, Adenauer, Konrad, Bundeskanzler Adenauer an den französischen Aussenminister Schuman, in: Schwarz, Hans-Peter (Hg.), Akten zur Auswärtigen Politik der Bundesrepublik Deutschland, September 1949 bis Dezember 1950, München 1997, Dokument 57, p. 57.

[10] Cf: Anm. 5, Adenauer, Konrad, Bundeskanzler an den französischen Aussenminister Schuman, in: Schwarz, Hans-Peter (Hg.), Akten zur Auswärtigen Politik der Bundesrepublik Deutschland, September 1949 bis Dezember 1950, München 1997, Dokument 57, p. 145.

[11] Op.cit.

[12] Retrouvez la déclaration Schuman en entier sur le site de l’Union européenne: http://europa.eu/about-eu/basic-information/symbols/europe-day/schuman-declaration/index_de.htm, Consulté le 09.05.2016.