Communiqué de presse

27.05.2019 – Les Suissesses et les Suisses n’ont toujours pas voix au chapitre!

Berne, le 27 mai 2019 – A l’occasion des neuvièmes élections européennes, les citoyennes et citoyens de l’Union européenne ont réitéré leur soutien à l’unité européenne, à un espace commun de liberté et à la recherche de solutions globales aux défis globaux. Le Nouveau mouvement européen Suisse regrette que les Suissesses et les Suisses restent privé∙e∙s du droit de vote européen. Il est temps de restaurer leur souveraineté réelle et celle de notre pays. Nous appelons dès lors le Conseil fédéral à signer l’accord institutionnel et rouvrir sans tarder le débat sur l’adhésion de la Suisse à l’UE.

Les citoyennes et citoyens de l’Union européenne (UE) ont élu leurs représentant∙e∙s au Parlement européen pour ces cinq prochaines années. Parmi les 28 Etats membres, ce sont environ 400 millions de personnes qui ont pu participer à cet exercice démocratique. Les résultats sont clairs: au-delà des différends sur la forme de l’UE et ses priorités d’action, la grande majorité a réitéré son attachement à une union d’Etats, à un espace commun de liberté et à de la coopération transfrontalière. Les citoyennes et citoyens de l’UE reconnaissent ainsi que, face aux défis globaux de notre temps, des réponses européennes – et non nationales – sont nécessaires.

En Suisse, environ 1,7 millions d’habitant∙e∙s ont été à même de prendre part à ces élections – plus que dans certains Etats membres. Toutefois, les Suissesses et les Suisses ne sont toujours pas en mesure de pleinement contribuer au façonnement des solutions européennes. Nous sommes Européen∙nes et pourtant l’avenir de notre continent se décide sans nous! En clair, seule une Suisse membre de plein droit de l’UE renforcera sa souveraineté réelle et celle des Suissesses et des Suisses, en leur octroyant le droit de vote européen.

Ainsi, le Nomes appelle le Conseil fédéral à signer l’accord institutionnel et rouvrir le débat sur l’adhésion de manière constructive et sans tabou en requalifiant cette dernière de simple option à alternative crédible dans le cadre de sa stratégie de politique extérieure. En effet, «même si l’accord institutionnel voit le jour, il ne peut que représenter une étape sur le chemin de l’intégration. De plus, en cas d’échec de l’accord, la question de l’adhésion redeviendra d’actualité. C’est donc maintenant qu’il convient de s’interroger sur cette solution», déclare le coprésident du Nomes François Cherix.